Un peu inquiets du retard que les choses prennent, on voit finalement arriver les musiciens du premier groupe qui arrivent à la vavite mais qui repartent cash pour installer leur matos... et le warm up commence! La tension monte. Les erreurs des concerts précédents qui remontent dans la tête... allons-nous faire mieux? Allons-nous arriver à se transcender? Tous ces gens qu'on a pu croiser et qui se sont déplacés pour nous, arriverons nous à leur donner le plaisir qu'ils sont venus chercher? Toutes ces choses là trottent dans ma tête, le résultat du metal battle... Le premier groupe joue donc. On n'entend qu'un son fort et emmêlé des loges, mais cela suffit à se faire une idée. D'ici ça ne me semble pas transcendant. Arrive le second groupe... quelques passages de guitare qui m'impressionnent... c'est clair, là il y a du niveau, et du bon! En revanche, aucune idée du comportement scénique du groupe in de l'attitude du public. C'est enfin à notre tour. Les embrassades habituelles entre nous (dont le crane de régis à la zidane-barthez en ce qui me concerne) puis on monte nos instruments sur scène. Je glisse un ptit bravo au gratteux de Gwyllion au passage, faut être fair play, il m'a plutôt impressionné! Dernières phrases échangées avant l'entrée sur scène, on sait ce qui nous a manqué jusqu'à présent, on sait où on doit concentrer nos efforts.
Et c'est parti, on entre sur scène. Un sentiment particulier, mélange de trac, d'envie de se défoncer et de volonté de rigueur m'envahit. Au bout de quelques notes il disparait et quelque chose de différent apparait: Quelque chose qui n'était pas là, ou tout du moins pas aussi sensible lors des concerts précédents. Une sorte d'osmose. On n'était plus 6 musiciens à jouer un morceau, on était un groupe et un seul, à transmettre notre musique. Un peu comme deux personnes ne font plus qu'un pour faire un enfant. La comparaison peut paraitre excessive mais les émotions ressenties sont réellement très fortes. Et cette émotion, nous avons eu le plaisir de la transmettre à un public déchainé et réceptif, dont la présence et l'attitude n'ont fait qu'attiser le feu. Là où nous étions l'étincelle, vous étiez l'oxygène. Sans vous, le feu n'aurait pas pu bruler ainsi... A la fin du set, même après vous avoir salués et remerciés, par les mots comme par les gestes, j'avais l'impression de ne pas vous avoir rendu autant que ce que vous nous aviez donné...